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Fallece el último “poilu”

lazare_ponticelli_ultimo_combatiente_frances_primera_guerra_mundial_imagen_archivo.jpgFallece el último soldado francés que luchó en la Gran Guerra
Lazare Ponticelli, de origen italiano, tenía 110 años y combatió en las trincheras con la Legión Extranjera

La Presidencia de Francia ha anunciado esta mañana el fallecimiento del último soldado galo que luchó en la Primera Guerra Mundial (1914-1918), Lazare Ponticelli, de 110 años. En último poilu (”peludo”), como cariñosamente se llamaba en Francia a los veteranos de la Gran Guerra, era de origen italiano y luchó en las trincheras con la Legión Extranjera.

“Expreso hoy la profunda emoción e infinita tristeza de la nación” ante la desaparición de Ponticelli, “el último superviviente de los combatientes franceses de la Primera Guerra Mundial”, ha declarado el presidente francés, Nicolas Sarkozy, en un comunicado.

Ponticelli llegó en tren a París a los nueve años, ya huérfano, sin saber leer ni escribir ni hablar francés. Trabajó de mozo a las órdenes del matrimonio Curie. Se alistó al Ejército de su país adoptivo a los 16 años, cuando estalló la guerra contra Alemania, en 1914. Durante la Segunda Guerra Mundial militó en la Resistencia. Su última aparición pública fue en noviembre de 2007, en una ceremonia de homenaje.

Una respuesta

  1. Lazare Ponticelli, l’ultime combattant français de la guerre de 1914-1918, s’est éteint mercredi à l’âge de 110 ans. Il était le représentant des 8,4 millions de «poilus», mais aussi de 5,25 millions de soldats italiens.

    Il était le «der des ders», l’ultime héros français de cette Grande Guerre qui décima la jeunesse du continent européen au début du XX e siècle. Lazare Ponticelli est décédé, mercredi à 12 h 45, au domicile de sa fille au Kremlin-Bicêtre, près de Paris. Lui, l’immigré italien engagé dans la Légion étrangère en août 1914 en «trichant sur son âge» il avait alors 16 ans s’en est allé à l’âge de 110 ans. Un hommage national lui sera rendu lundi aux Invalides. Avec son décès, c’est une page d’Histoire de France qui se referme.

    Quel destin que celui du dernier des «Poilus», ultime combattant à avoir respiré l’odeur âcre de la poudre et du gaz dans les tranchées de l’Argonne et de Verdun. Mille fois célébré, mille fois raconté, Lazare Ponticelli n’en finissait pas de témoigner de son passage sur les champs de bataille d’un des conflits les plus meurtriers de l’Histoire. «Au nom de mes camarades morts dans cette horreur de la guerre et auxquels j’ai promis de ne jamais les oublier», expliquait-il encore à l’occasion de la célébration de ses 110 ans en décembre à la Cité de l’immigration. Une tâche qui s’était faite plus lourde depuis janvier dernier et la disparition de son frère d’armes Louis de Cazenave, 110 ans également. Lazare, dont la vie s’est étalée sur trois siècles, ne lui aura survécu qu’un mois et demi.

    Il y a plus de cent ans que le petit garçon, né en décembre 1897 dans les montagnes d’Émilie-Romagne en Italie, avait débarqué, seul, gare de Lyon à Paris. Fils de la misère à une époque où des millions d’Italiens prennent le chemin de l’exode, l’enfant est alors âgé de 9 ans. Son père vient tout juste de mourir et une partie de sa famille, dont sa mère, vit en France, «ce paradis où l’on mange», comme le décrivent alors les immigrés. Perdu, il erre trois jours et deux nuits dans les rues de ce pays inconnu dont il ne parle pas la langue avant d’être recueilli par un couple d’hôteliers italiens. Mais le gamin est débrouillard et il finit par retrouver la trace de sa famille. Ses deux frères, Céleste et Bonfils, sont installés à Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne), comme la grande majorité de la communauté italienne de l’époque en région parisienne. Une période difficile où le jeune garçon enchaîne les petits boulots et dort parfois dans la rue. La vie est dure mais pas autant que dans les montagnes de Cordani, son village d’origine, entre Parme et Plaisance.

    En 1913, Lazare Ponticelli monte sa petite entreprise de ramonage avec un ami italien. Il a alors 16 ans. Titulaire d’un permis de travail, il livre aussi du charbon, vend des journaux à la criée. Mais l’Histoire ne lui laisse pas le temps de savourer ces quelques mois de bonheur. Quand en août 1914, les nations européennes jettent sur les champs de bataille des millions de jeunes hommes, Lazare l’Italien s’engage au Ier régiment de la Légion étrangère en mentant sur son âge. «J’ai voulu défendre la France, parce qu’elle m’avait donné à manger. C’était une manière de dire merci», expliquait-il encore il y a quelques mois.

    «Merci pour mes quatre enfants»

    L’adolescent est envoyé sur le front de l’Aisne où il retrouve son frère Céleste. Les premiers mois de combat sont meurtriers mais le garçon fait preuve d’un courage exemplaire. En Argonne, calé dans les tranchées pour s’abriter de la mitraille allemande, il entend un blessé crier : «Venez me chercher, j’ai une jambe coupée». L’homme hurle sa douleur, allongé dans le no man’s land, entre les lignes françaises et allemandes. Les brancardiers refusent de s’y rendre, de peur d’être tués. Alors, le soir tombé, Lazare sort de sa tranchée et va le chercher. «Quand les brancardiers ont commencé à l’emmener, il a crié : «Arrêtez, arrêtez !» Il a fait un effort pour se relever, puis il m’a attrapé par le cou. Et il m’a embrassé en me disant : «Merci pour mes quatre enfants» J’ai cherché à savoir ce qu’il était devenu. Je ne l’ai jamais su», racontait-il en 2005.

    La guerre, elle, continue. Les morts se succèdent à un rythme effrayant : 900 soldats français meurent en moyenne chaque jour durant les quatre années de conflit. Affecté près de Verdun en mai 1915, Lazare le «rital» est soudain démobilisé. L’Italie vient à son tour d’entrer en guerre et en vertu d’un accord entre les deux pays, la France doit renvoyer tous ses combattants italiens vers leur patrie d’origine. Le jeune homme entame alors sa deuxième guerre, au sein de l’armée transalpine.

    Comme si l’Histoire s’était amusée à faire de lui un témoin privilégié de ses soubresauts, Lazare est affecté parmi les chasseurs alpins, les «Alpini», face aux Autrichiens. «Beaucoup de mes camarades du Tyrol italien parlaient allemand. Alors nous nous sommes mis d’accord pour cesser les combats». Au moment où Français et Allemands fraternisent dans les tranchées de Verdun, lui organise des patrouilles communes entre ennemis d’hier dans les Alpes. Le commandement italien sanctionnera sa compagnie en l’envoyant combattre une unité d’élite en Slovénie. Lazare y sera gravement blessé avant d’être démobilisé en 1920 et de rentrer en France. Avec ses deux frères, il monte une entreprise de montage et d’entretien de cheminées d’usine qu’ils spécialiseront ensuite dans le raffinage du pétrole et la tuyauterie. Elle emploie aujourd’hui encore 4 000 salariés. Lazare Ponticelli était aussi l’un des derniers des 5,25 millions de combattants italiens de la Première Guerre mondiale. Naturalisé en 1939, c’est de la France que Lazare Ponticelli recevra finalement l’hommage national en début de semaine prochaine.

    La chaîne Histoire rendra hommage à Lazare Ponticelli à partir de dimanche 16 mars à 16 h 20.
    http://www.lefigaro.fr/actualites/2008/03/13/01001-20080313ARTFIG00123-la-france-dit-adieu-au-dernier-poilu.php

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